" Moi, l'Eternel, Je t'ai appelé pour la justice et Je te prends par la main,
Je te protège et Je t'établis pour la fédération des peuples, Et la lumière des nations,
Pour dessiller les yeux frappés de cécité,
Pour tirer le captif de la prison, du cachot ceux qui vivent dans les ténèbres…."
(Isaïe 42/6-7)

" Je veux faire de toi la lumière des nations, Mon instrument de salut jusqu'aux confins de la terre.
Ainsi parle l'Eternel, le libérateur d'Israël, son Saint
..."
(Isaïe 49/6)


D.ieu a donné à chacun une personnalité particulière, et donc une place spécifique, dans le grand CORPS que nous (individus et peuples) sommes appelés à former, tous ENSEMBLE :

ISRAEL a reçu la REVELATION DE D.IEU ET DE SA TORAH, et le rôle d’ENSEIGNER les nations.

Etre BNEI NOAH, c’est devenir membres de cette humanité qui reçoit d’Israël Révélation divine et Enseignement, afin de pouvoir remplir leur rôle spécifique et particulier, pour des vies réunifiées et l'avènement d'un monde UN où

" D.IEU SERA ROI SUR TOUTE LA TERRE "
" EN CE JOUR, D.IEU SERA UN ET SON NOM SERA UN."



RESUMES COURS Rav DYNOVISZ - PARACHA


7 Mai 2012 Paracha Behar- Une graine volée ne pousse pas –

On peut se poser des questions fondamentales : quelle est la mission du peuple juif ? Pourquoi la Torah ? Et, dans la mesure où ce peuple et sa Torah n’ont de sens que par rapport à la terre d’Israël, pourquoi la promesse et l’entrée dans cette terre ?

La réponse est donnée dans les 1ers versets de notre paracha : « voici ce qu’Hachem a dit à Moshé sur le Mont Sinaï : parle aux enfants d’Israël et tu leur enseigneras : lorsque vous arriverez sur cette terre (promise) que je vais vous donner, alors la terre reviendra à Hachem. » (« reviendra » car « shavta », « shabbat », a pour racine « shouv » qui signifie revenir. Le shabbat, c’est revenir à Hachem ; l’homme s’est éloigné de sa source et y revient. Mais, ici, c’est la terre qui fait shabbat. En quoi la terre s’éloigne-t-elle et doit-elle revenir à Hachem ?)

Sur le Mont Sinaï, Moshé n’a pas enseigné que cette loi-là, car il a reçu toute la Torah, écrite et orale. Pourquoi ce verset parle-t-il seulement de la terre ? Les Maîtres disent que l’intention du verset est de résumer l’essence fondamentale de toute la Torah, l’accomplissement du véritable Projet pour lequel tout a été donné : que la Terre revienne à Hachem. Que signifie, donc, ramener la Terre au Maître du monde ?

Suivent d’autres sujets qui, apparemment, n’ont pas de rapport avec ce début, ni les uns avec les autres : d’abord, la loi de la shmita de la terre, tous les 7 ans ; puis, il est dit que, si un homme se trouve dans une situation difficile, on ne doit pas profiter de sa détresse : s’il est contraint à vendre un de ses biens, ou son champ, ou sa maison, puis qu’il veuille redonner l’argent, on doit lui restituer son bien ; et, s’il doit emprunter, on ne peut lui prendre d’intérêts. Pourquoi cette suite de catastrophes, et quel rapport avec le retour de la terre ?

Les Maîtres expliquent que la Torah veut nous faire comprendre comment fonctionne ce monde : au lieu de ramener la terre à Hachem, l’homme se dit : c’est mon bien, c’est mon champ, alors pourquoi le laisserais-je en friche pendant un an, la 7ème année ? Il rentre, alors, dans un processus où, par des difficultés de plus en plus grandes, Hachem essaie de lui faire prendre conscience de son erreur, et de le ramener à Lui. Toute personne qui veut s’approprier le monde, ou tout peuple qui veut tout dominer, déclenche lui-même le processus de sa propre faillite. Dans les prophètes (Jérémie, Esaïe....) c’est l’argument qui revient sans cesse : « vous serez en exil parce que nous n’avez pas respecté la shmita ».

Mais la Torah dit aussi : « Tu compteras 7 fois 7 ans et la 50ème année, tu cesseras tout travail de la terre » (en plus de la 49ème année). Et Dieu promet : J’ordonnerai ma bénédiction, au point que la 48ème année, la récolte sera celle de 4 ans de culture et vous permettra de manger durant 4 ans.

Pourtant, dans la vie pratique, on constate que c’est faux. Si le monde était tel qu’il doit être, on verrait que les mécanismes décrits par la Torah sont vrais, mais on ne peut encore les voir car on ne le mérite pas.

Les Maîtres disent : « quand un homme vole une graine et la plante, elle ne pousse pas. » En réalité, tout un processus se met en place et, par la sécheresse, des intempéries, un accident, une maladie, etc... Hachem donne des signes à cet homme pour le ramener à Lui.

Les mécanismes de fonctionnement selon la Torah existent, mais nous ne savons pas les lire, car nous nous sommes éloignés d’Hachem. Il faut ramener la réalité à Hachem signifie savoir lire les signes et voir que la vie du monde, qui semble contredire les mécanismes de la Torah, n’est qu’une illusion. Plus nous revenons à Dieu, et plus nous recevons de Lui des signes clairs, lorsque nous faisons fausse route. Tout devient alors transparent, et nous nous rendons compte que nous vivons dans un monde qui est régi par le Maître du monde.

C’est pourquoi il est dit : « voici ce que Dieu a ordonné à Moshé sur le Mont Sinaï », car c’est l’unique but de notre construction morale et spirituelle : devenir capables de voir que, dans ce monde qui semble fonctionner en dépit de la volonté d’Hachem, en réalité, rien ne peut aller contre cette volonté : « im lo bemoa’h az bekoa’h » : le Projet d’Hachem s’accomplira, mais le problème est comment je vais vivre à l’intérieur de ce Projet : soit j’y arriverai de moi-même, soit j’y arriverai par force.

La vraie réalité n’est pas ce que nous voyons, mais ce que Dieu a dit. Tous les signes qui semblent aller contre Sa volonté ne sont que des illusions, et nous devons seulement avoir confiance et marcher avec foi dans le Projet. L’étude de la Torah nous en donnera la force, car elle nous donne une clarté pour voir la vérité, derrière les apparences et les illusions.

Certes, aujourd’hui, nous ne voyons pas les bénédictions, car nos critères de la réussite sont empreints, non de la Torah, mais d’un monde qui n’est pas vrai. Par exemple, en vivant sur cette terre d’Israël, nous vivons une bénédiction, et nous sommes en présence du bonheur, mais nous ne savons pas le voir, car nous sommes empreints d’une définition du bonheur qui est fausse.

Il nous faut toujours remonter à la Source et lire les messages qu’Hachem nous adresse, au travers de notre réalité.




3 Mai 2012 Paracha Emor - Est on juif par la mère ou par le père?-

La fin de la paracha raconte qu’un homme, de père égyptien et de mère juive, surgit du milieu du camp d’Israël et maudit (« troua ») le Nom d’Hachem. Sa mère s’appelait Shlomit bat Divri.

Ce genre de textes prouve que fut donnée à Moshé, avec la Torah écrite, une explication orale, qui se transmit ensuite de génération en génération. Car, sinon il serait impossible d’en comprendre le sens, et pourquoi les rapporter.

Rachi explique qu’il y eut 2 problèmes qui ont fait exploser cet homme de colère. Le 1er est lié au passage précédent qui concerne les 12 pains déposés sur la table, dans le Tabernacle. On les changeait le shabbat. Cet homme dit que ce n’est pas ainsi que l’on doit servir le Roi. Quand on lui répondit que, par un miracle permanent, ces pains restaient chauds et ne séchaient pas, il se révolta et maudit le Nom d’Hachem.

Selon la 2ème explication de Rachi, il était de la tribu de Dan par sa mère. Or, selon la loi, le partage de la terre entre les tribus se faisait en fonction du père. Il s’installa dans le camp de Dan, mais en fut chassé. Le tribunal déclara qu’il ne peut venir au nom du droit, d’un dû, mais seulement du Hessed. Et il maudit le Nom d’Hachem.

Quel lien y a-t-il entre ces 2 explications ? Et pourquoi ne peut-il revendiquer une place dans le territoire de Dan, par sa mère ?

Au tout début de la Torah, il est dit « Il les créa mâle et femelle ». Puis, dans un autre verset : « mâle et femelle, Il le créa », au singulier cette fois-ci. En effet, la Torah ne fait pas allusion à la création physique de l’homme, mais au caractère de l’être humain : chacun a été créé avec une force masculine et une force féminine. La nature profonde d’un individu comporte ces deux forces.

Les Maîtres disent que ces 2 dimensions permettent à l’homme de déployer des forces pour se connecter au céleste, au-dessus de ce monde (c’est le masculin, za’har), et aussi des forces appropriées à ce monde (le féminin, nekeva) : l’homme apporte la potentialité et la femme, qui est plus concrète, apporte la réalisation, la matérialité.

L’humain est appelé za’har et nekeva, car il doit être doté de ces deux forces qui lui permettront d’agir dans les deux mondes, spirituel et matériel.

Du père, l’enfant reçoit la dimension spirituelle, et de la mère, il reçoit la dimension matérielle, et cela d’une façon équilibrée. Mais un déséquilibre peut survenir : par exemple, si les lois de pureté familiale ne sont pas respectées, cela entraînera une déconnexion et il manquera la dimension féminine. L’enfant qui naîtra portera en lui un déséquilibre par rapport au monde matériel. Il peut y avoir, aussi, déconnexion et manque de la dimension paternelle, dans le cas où l’adhésion sentimentale ne serait pas totale, entre l’homme et la femme. Lorsque le père n’est pas Juif, la dimension du père n’est pas connectable avec Israël. L’enfant est donc conçu sans la dimension spirituelle juive.

Les 2 révoltes de cet homme ont la même signification. Pourquoi le miracle des pains qui restent chauds le dérange-t-il ? Certes, il acceptait un miracle quand il était question de vie et de mort (par exemple l’ouverture de la mer, la manne du ciel, l’eau du rocher....) Au contraire, ici, il est possible de respecter les lois de la nature et d’apporter le pain chaque jour dans le Temple. Pourquoi, donc, provoquer un miracle ? Car « On n’a pas le droit d’aller au-devant du miracle quand ce n’est pas nécessaire ».

Dans la dimension matérielle, féminine, on ne peut demander un miracle, quand on peut l’éviter. Certes, on a besoin de la dimension féminine pour se connecter avec Dieu (le Temple est féminin, « la maison, c’est l’épouse ») Mais on lui répondit que le féminin n’est que le réceptacle, le moyen d’arriver au masculin et de dévoiler la dimension surnaturelle, masculine.

Pourquoi a-t-il été jusqu’à maudire Hachem ? C’est parce qu’il n’a en lui que la dimension féminine. Il n’est pas connecté au monde surnaturel du miracle. Et il s’est révolté et a « troué » le Nom de Dieu (nokvo qui a la même racine que nekeva).

La raison est la même pour le partage de la terre : la terre, la nation, sont féminines ; pour avoir une part de la terre, il suffit d’avoir une mère juive. Mais le partage se fait selon le père, car la dimension féminine n’est que le moyen de dévoiler la dimension masculine. Il a refusé et s’est révolté, car il a seulement la dimension féminine.

On remarquera qu’il est parlé, en hébreu comme en français, de la « mère patrie », ce qui exprime que la terre est maternelle ; mais « patrie » vient du mot « pater », « père », ce qui montre bien la difficulté de l’homme à se situer par rapport à cette réalité complexe.

C’est, d’ailleurs, toute la discussion entre ceux qui prennent le moyen comme le but, et inversement. Par exemple, il y a dans la Torah le devoir absolu de vivre en erets Israël. Mais, en même temps, être en Israël n’est que le moyen (incontournable) pour arriver à l’essentiel qui est la connexion avec Hachem. La personne qui vient ici sans se connecter avec Hachem a pris seulement le moyen, mais sans arriver au but, et cela ne lui donne pas la vie.

Si tu es Juif, mais que tu n’as pas la terre, c’est comme avoir le robinet de l’eau de la Torah, mais tu n’as pas de réceptacle pour la recueillir. Le but est d’étudier la Torah, mais le moyen incontournable est d’être ici, en Israël. De même, avoir le moyen (être en Israël), sans étudier la Torah, est stérile. Les 2 sont une erreur. Il faut le juste milieu. Mais le monde ne veut pas le chemin du juste milieu.

Nous avons parlé de la conception des enfants, et d’une dimension qui peut manquer, dans l’identité de la personne. Mais la téshouva a la force de tout réparer, en elle. Par ailleurs, pour ce qui concerne un converti, la Torah nous dit qu’il naît au moment de la conversion, et il reçoit une âme qui vient directement d’Avraham et Sarah. Le monde a été créé sur le principe de la réparation : il y a des problèmes, mais il y a aussi la réparation.




25 Avril 2012 – YOM HAATSMAOUT – Paracha Ahare Mot

La fin de cette paracha parle de notre lien avec notre Terre : il est dit que, si nous nous comportons mal, elle nous vomira, comme elle a vomi ses habitants avant nous. Derrière cette dureté extérieure se cachent, dans l'intériorité de ces versets de la Torah, un 'Hessed (une bonté) et une lumière infinis. La paracha parle de 4 notions fondamentales dont le message unique nous permettra de mieux comprendre, et de mieux vivre Yom Haatsmaout.

Le titre, "après la mort", concerne les deux fils d’Aaron, qui ont apporté dans le Tabernacle la ktoret, l’encens. Ils étaient des justes véritables, mais ils ont été frappés par un feu, car ils ont apporté une offrande qui ne leur était pas demandée.

Le deuxième sujet est aussi un homme qui aime Hachem, veut lui apporter une offrande, et sera lui aussi puni par le Ciel, cette fois-ci parce qu'il le fait à l'extérieur du Temple. Car, le Temple était le seul endroit permis.

Le 3ème point est la consommation de viande par l'homme : seule la chair est permise, et non le sang. C'est l’un des interdits les plus graves, passible d’une mort céleste.

Enfin, les unions sexuelles interdites : là encore, une limite est donnée à l’homme, avec le même degré de punition que dans les 3 premiers sujets.

Puis, la fin de la paracha dit : « si vous respectez ces 4 points, vous pourrez vivre sur cette Terre, mais si vous ne les respectez pas, la Terre vous vomira. »

Le dénominateur commun est au niveau du réceptacle, du kéli. Car le problème de l’homme n’est pas au niveau de ses aspirations, mais de la réalisation. C’est la différence entre le or (lumière) et le kéli (capacité de faire descendre dans le concret, dans des réceptacles, les lumières qui inspirent nos pensées et nos aspirations).

Concernant les fils d'Aaron, Moshé dit à Aaron qu’ils étaient des justes, plus grands qu’eux-mêmes ; de plus, ils étaient cohanim, et ont apporté leur offrande au bon endroit, et avec un amour parfait. Mais ils n’étaient pas mariés, il leur était donc interdit d’apporter l’encens, rapprochement le plus grand avec Hachem.

Ils n’étaient pas mariés, ce qui signifie qu'il leur manquait l’assise, le lien avec la réalité, car c’est dans le mariage que l’on se construit à l'intérieur de la réalité. La mariée est appelée kala, de la même racine que kéli, réceptacle. Tant que l’homme n’est pas marié, il est comme une lumière sans réceptacle, une âme sans corps, une idée sans le moyen de la réaliser ; d’où le nom de la paracha : « après la mort », car une âme sans corps est la mort, et c’est le sujet de tous les points de la paracha : il s'agit toujours de savoir se créer les réceptacles : l’épouse, et aussi le lieu et le temps où apporter notre offrande et servir Hachem. Pour servir Dieu, l'homme a besoin de réceptacles, car le danger d’être une intention sans réceptacle est immense.

De plus, il vaut mieux ne rien faire, plutôt que de faire d’une façon fausse, car c’est une substitution, une falsification et c’est le plus dangereux.

Le 3ème point dit qu'il est permis de manger la chair, mais non le sang, car le nefesh, l’énergie de vie de l’animal est dans son sang. Le nefesh, le sang, est le or, énergie immatérielle, et le corps est son kéli. On mange pour réparer et élever le monde qui nous entoure, et c’est pourquoi on récite une bénédiction avant le repas. Mais c'est le réceptacle (la chair) que nous devons réparer et élever, et non le or, la lumière (le sang).

Les interdits sexuels, enfin, concernent des sentiments qui sont peut-être très nobles, mais qui ne peuvent s’incarner dans une famille, dans des réceptacles. C’est pourquoi le concubinage est interdit, car il n'y a pas cette intention de construire un réceptacle, et c’est donc une perte d’énergie.

Celui qui se contente de lumière sans se soucier des réceptacles est mort. Et la fin de la paracha ajoute: si vous ne comprenez pas cela, la Terre vous vomira, car la Terre est le réceptacle par excellence. Elle est l’endroit par excellence où doit être la vérité, « lo baShamaïm », pas dans le ciel. La Terre est la matrice. Et, donc, si nous fautons au niveau des réceptacles, elle nous rejettera.

Mais, derrière chacun de ces versets, apparemment violents, se cache une bonté infinie. Si la Torah vomit, cela veut dire qu’elle mange. Cela avait déjà été dit par les Explorateurs. Ils étaient l’élite d’Israël, mais ils ont refusé la Terre, et leur argument a été « c’est une terre qui mange ses habitants ». Quelle a donc été leur faute ?

Quand on mange, on intègre la nourriture et, si l'on est un homme juste, on élève le monde. Mais les Explorateurs ont refusé de devoir être mangés et élevés par cette Terre. Ils étaient les chefs des tribus d’Israël, grands par leur étude, leurs prières et leurs bonnes actions. Ils étaient attachés à la Torah. Comment cette Terre pourrait-elle les élever ? Ils n’ont pas compris L’ESSENTIEL : CETTE TERRE TE MANGE, ET ELLE T’ELEVE. Malgré tout ce que tu étudieras et feras en dehors de cette Terre, tu ne seras jamais un Juif, car tu dois être mangé et élevé par cette Terre.

C’est pourquoi cette paracha commence par les fils d’Aaron, dont Moshé disait à Aaron : « ils sont plus grands que toi et moi », et elle se termine par la faute sexuelle. Car, lorsque ceux qui sont au sommet de la spiritualité du peuple ne comprennent pas l’importance de se faire des réceptacles, la conséquence en est, ensuite, dans le peuple, l’inceste et l’adultère.

Me laisser manger par cette Terre signifie que je dois la laisser me transformer, m'intégrer, m'élever. Mais je dois être « casher », c’est-à-dire accepter que tout ce que j'ai pu être auparavant par moi-même, n'est rien ; accepter que c'est le plus bas, le minéral, la Terre d'Israël, qui peut élever l'humain, à condition de me soumettre à ce réceptacle avec humilité. Alors, quand je vis ici et que je m’y intègre, sans critiquer, la Terre commence à agir en moi.

Certains veulent s’élever par leur étude, leur prière, leur action, ou réussir leur vie professionnelle, etc... Mais le secret de la Torah est que CETTE TERRE EST LE MOTEUR DE TON ELEVATION spirituelle et morale, et de ta construction en tant qu’homme. Elle n’est pas un endroit où vivre en tant que nation, mais l’endroit incontournable pour devenir le peuple juif tel que Dieu le veut. Les Explorateurs ont compris ce principe, mais ils l’ont refusé, et c’est leur faute.

La coutume du barbecue en Israël, où tout le monde mange de la viande, et surtout à Yom Haatsmaout, prouve que les mécanismes inconscients de knesset Israël, la collectivité du peuple d’Israël, véhiculent les messages et les secrets les plus profonds de notre Torah, et en particulier ce principe que notre peuple a été choisi pour élever le monde. D'autant plus que cette coutume du barbecue est liée à la Terre, puisqu'on le fait dehors, en connexion avec la Terre.

Nous n’aurons jamais assez de mots pour remercier Hachem d’être la génération qui, non seulement comprend cela, mais surtout peut vivre Yom Haatsmaout ici, à Jérusalem !




23 Avril 2012 – YOM HAATSMAOUT – Paracha Ahare Mot

Le lien entre notre paracha et Yom Haatsmaout est la Terre d’Israël. A la fin de la paracha, il nous est dit : « vous ne vous comporterez pas sur cette Terre comme vos prédécesseurs, pour que la Terre ne vous vomisse pas comme elle les a vomit. »

Cela définit le rapport d’Israël à sa Terre : on ne peut s’y comporter n’importe comment car elle est appelée « Erets HaHaïm », une Terre vivante, qui réagit à ce que l’on y fait.

Nous apprenons d’abord que la Terrre vomit, ce qui suppose qu’elle mange. C’est ce qui nous était déjà dit par les Explorateurs : « c’est une Terre qui mange ses habitants » (traduit de façon erronée par « dévore »).

Manger n’a rien de péjoratif. Cette Terre nous mange, c’est-à-dire qu’elle nous intègre ; on devient un avec elle. Quand je mange, je transforme la nourriture et elle devient moi. Elle est mon énergie pour expliquer la Torah. Si je construis mon existence et je construis le monde, ma nourriture est ainsi élevée. De même, si je me laisse manger par cette Terre, je me fonds dans l’essence de ce qu’elle est, et je suis changé et élevé par elle.

Mais fais attention qu’elle ne te vomisse pas ! Car cette présence a un prix, qui peut être positif, mais aussi négatif. Elève-toi grâce à cette Terre, mais n’y fais jamais rien entrer qui la pousserait à te vomir. Tu dois toujours te demander : qu’est-ce que j’y fais, et quel est le Projet ?

La paracha passe en revue, de façon cachée, les 4 déviations possibles qui nous empêcheraient d’être intégrés par cette Terre. Elles correspondent à deux catégories : spirituelle et matérielle ; et il y a deux problèmes dans chacune.

Le titre choisi pour la paracha est toujours le cœur de la paracha. Son titre est Aharé mot, car elle explique : « Voici ce qui est arrivé aux 2 fils d’Aaron, quand ils ont apporté un feu étranger » (une offrande qu’ils n’auraient pas dû apporter)

Il s’agit ici de la relation entre l’homme et Dieu. Les fils d’Aaron apportaient la ktoret (l’encens) au Temple, mais ils ont fauté, car ce n’était pas leur rôle. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Il y a une notion de LIMITES : ils sont cohanim mais c’est seulement le cohen gadol qui apporte l’encens. C’est pourquoi un feu les a brûlés.

L’homme ne peut décider par lui-même ce qu’il doit faire, même si c’est quelque chose de bien. Il y a une limitation, aussi, de lieu et de temps : ce n’est pas quand tu veux, ni où tu veux. Dans les 3 dimensions de l’existence : temps, espace et la personne, tu es limité. Cela, dans le domaine spirituel.

La paracha parle ensuite de la relation avec le monde : il est interdit de consommer le sang. Dieu nous a autorisés à manger la viande, mais non son nefesh, sa force, son énergie de vie. Or, l’endroit de la connexion entre le corps et l’énergie appelée nefesh, c’est le sang. Nous pouvons manger la chair, qui représente la dimension matérielle de l’animal, mais non le nefesh, la dimension spirituelle, qui est dans le sang.

De même pour la récolte, tu ne peux manger tant que tu n’as pas donné la trouma au cohen. C’est une énergie non consommable, pour toi, car cela te détruirait : seul le cohen peut manger ce « blé spirituel » et, lui, cela va le construire.

La fin de la paracha parle de toutes les unions interdites. L’homme et la femme sont faits pour s’unir, mais il y a des relations qui sont interdites. Elles sont vouées à l’échec. Hachem connaît le secret des connections, qui n’ont rien à voir avec la morale, ni le visible. La Torah vient nous montrer quels sont les bons choix pour nous.

La religion ment en nous disant que ces interdits sont un problème moral. Ensuite, lorsque l’homme constate que cela n’a pas de rapport avec la morale, il permet tout, et il vit n’importe comment. Mais la raison de l’interdit n’a rien à voir avec la morale. C’est une question de destinée du monde, de Projet qui se transmet de génération en génération, et de devoir de l’homme dans ce Projet.

Cela nous apprend le sens fondamental de l’un des Noms divins, Shaddaï, que connaissaient les pères d’Israël, et sous lequel Dieu a créé le monde. Il a dit au monde « daï, cela suffit », car Il ne pouvait laisser le monde s’étendre à l’infini ; Il devait le contenir à l’intérieur de limites.

Dans ce Nom Shaddaï, les 2 lettres dalet et youd font allusion aux 2 dimensions de la création : matérielle (représentée par le dalet, de valeur numérique 4 car tout, dans ce monde, a 4 éléments, ou 4 étapes....) et la dimension spirituelle (représentée par le youd, 1ère lettre du Nom divin, ainsi que la plus haute des lettres ; elle a pour valeur numérique 10 : 10 commandements, 10 makot, 10 du minyan... Yehoudi, Juif, dont la racine est youd, signifie que je porte en moi l’image du divin)

Dieu a dit « daï » aux 2 dimensions, spirituelle et matérielle, âme et corps, car elles sont, dans leur essence, infinies et remplies de forces infinies, afin de réaliser le Projet divin. C’est ce que l’on voit dans notre histoire : à peine sortis de la Shoah, nous recevons notre nouvel Etat et devons déjà le défendre, le défricher et le mettre en valeur. Ce pays qui, il y a 64 ans était un désert, avec ses marais et la malaria, est devenu aujourd’hui numéro 1 de l’agriculture mondiale, avec un essor économique extraordinaire ! Car cette Terre est vivante et dotée de forces infinies.

Il en est de même, dans le domaine spirituel. L’âme juive a cette force d’y croire encore, après tous les massacres de l’histoire et la Shoah, parce qu’elle est connectée à l’infini, et dotée de forces infinies. Notre Torah aussi a des forces infinies. Nous devons toujours savoir que rien n’est impossible, car nous devons assurer le Projet d’Hachem pour Son monde. C’est pourquoi nos forces doivent toujours être connectées à la Source.

Toute l’histoire du peuple juif tourne autour de la lettre hé. Avraham et Sarah ont vu leur nom changé. Nos Maîtres disent que le monde a été créé avec la lettre hé, symbole de la création du monde. Le hé est formé du dalet et du youd ; il est la réunion entre le corps et l’âme, l’union des contraires. Mais, pour réaliser cette union, il faut savoir nous limiter, et accepter l’autre qui est différent ; nous réunir pour construire le monde. C’est ainsi que le daï se transforme en hé.

C’est le sens de Yom Haatsmaout. Le peuple juif a une vocation, qui est la lettre hé, la réunion du corps et de l’âme. Le début de la paracha représente le Juif d’exil, l’exagération où tout n’est que spirituel. Et les deux derniers points représentent le Juif matérialiste qui a une nation, mais qui a oublié la dimension spirituelle. Dieu dit « Je veux un peuple qui réunisse les deux ». Dieu ne veut ni le dalet sans le youd, ni le youd sans le dalet, mais une réunion parfaite entre les 2. C’est cela, la Délivrance ! Le shin de Shaddaï (représentant Hachem), avec le dalet (matérialité d’Israël) et le youd (spiritualité d’Israël) forment ensemble le Nom divin. Et c’est le, l’agneau, apporté, pour sortir d’Egypte. Il s’écrit shin hé, et représente le Juif parfait qui mérite la Délivrance. C’est ce que nous voyons aujourd’hui : les extrêmes, finalement, se rejoignent, et l’on voit apparaître sur cette Terre le Juif complet, qui tend vers l’identité véritable d’Israël, qui cesse d’être un daï pour être un hé




16 Avril 2012 - Paracha Tazria
http://ravdynovisz.tv/video.php?video_id=8893
La paracha parle du metsora, celui qui dit sans cesse du mal sur les autres. Des décolorations apparaissent dans sa maison, qu’il perd finalement, puis sur ses habits, et enfin sur sa peau.

La Torah ne parle pas ici de mensonges (cheker, ou motsi chem ra), mais de choses vraies, que l’on critique et colporte. Pour la Torah, c’est le pire des défauts, signe d’une déchéance morale totale de la personne.

Pourquoi ces conséquences du lashon hara n’apparaissent-elles plus, maintenant ? Le Hefets Haïm explique que, dans une génération méritante, de tels signes apparaissent afin de montrer à l'homme qu'il fait fausse route. Lorsque nous prenons de mauvaises directions, Hachem nous envoie des signes, porteurs du message nous montrant quel est notre problème.

Le metsora est tourné vers l’extérieur et cherche le mal chez les autres. C’est pourquoi sa maison est frappée, puis ses vêtements, puis sa peau, car ce sont 3 révélateurs de la relation que nous avons avec l’extérieur. La maison nous met en contact avec un monde restreint : notre famille, les voisins.... L’habit nous met en relation d’une façon plus large car, dans un milieu, on s’habille tous plus ou moins de la manière. Notre habit manifeste la façon dont nous nous intégrons. Il est dit de la mitsva de porter les tsitsit, que c’est comme accomplir toute la Torah : car la distance que tu gardes avec le monde ambiant te permet d’accomplir toute la Torah.

La peau nous met en contact d’une façon beaucoup plus éloignée, car nous vivons, en principe, avec des personnes de même couleur et de même race, que nous.

Mais il existe une 4ème relation avec le monde. Elle est exprimée par l’âme, et c’est la relation la plus large, car nous faisons tous partie du même Projet du Maître du monde. Chacun y a reçu une place particulière, pour servir dans Son Projet. C’est la véritable connexion, la seule qui ne puisse être attaquée par les taches.

Au travers de la maison, de l’habit et de la peau, la Torah nous montre notre problème : nous nous enfermons dans notre monde étroit, d’exclusion des autres ; nous rentrons en conflit avec eux, et avons des boucs émissaires. Il faut, au contraire, nous connecter à notre âme et entrer véritablement dans le Projet d’Hachem !

Cela explique pourquoi nous avons toujours été les boucs émissaires : parce que nous avons toujours aspiré à revenir à la maison, à Yerushalaïm ; nous ne portons pas le même habit ; et, ici, maintenant, nous avons toutes les couleurs de peau ! Le monde s’est toujours arrêté aux 3 critères extérieurs, et nous a rejetés.

Le début de la paracha parle d’un sujet apparemment totalement différent : une femme qui accouche. Si elle met au monde un garçon, elle sera tméa 7 jours, et si c’est une fille, elle aura la touma 15 jours. Qu’est-ce que la touma (que l’on traduit de façon erronée par « impureté ») ? Nos Maîtres expliquent qu’au moment où elle accouche, au plus profond d’elle, même inconsciemment, la femme se dit « plus jamais ». La touma est un état psychologique de découragement devant la difficulté, et le sentiment de lassitude, de tristesse et de mort, qui se trouve dans la personne. Si elle s’installe dans cet état, la femme passe par une période de rejet de l’enfant et de dépression. Mais, de toute façon, la touma est en elle, et se manifestera parfois seulement plus tard, dans sa vie.

Il y a un principe fondamental de ce monde : « ceux qui sèment dans les larmes récolteront dans la joie » : tu ne peux faire quelque chose de bien, sans une souffrance et des difficultés. La vie a un prix qui est l’effort et le dépassement de soi. Chaque personne « accouche » tout au long de sa vie, car toute réalisation est précédée de difficultés et de souffrances. C’est le processus de la vie. C’est pourquoi dire « plus jamais » est une révolte contre ce principe instauré par Dieu, et cela amène à cette « impureté » qu'est le découragement et le refus de payer le prix.

Mais pourquoi 15 jours pour la fille ? C’est parce que la mère sait, inconsciemment, qu’elle reproduit sur sa fille ce modèle de donner la vie dans la souffrance.

Ensuite, toute la paracha parle de la médisance. Cela nous permet de comprendre qu’une personne cherche des coupables parce qu’elle est elle-même désespérée de sa propre vie. Au contraire, quelqu’un qui a le courage de payer le prix ne dira jamais de mal des autres. Le lashon hara est le signe de l’échec de notre propre vie !

Le 1er mot de la paracha est « icha ». C’est une clé pour comprendre tout le reste. Icha vient de « ich », un homme. Cela montre notre problème : nous existons et nous nous définissons « par rapport » à nos obligations, notre travail, ou par rapport aux autres... Mais, moi, qui suis-je ? Ai-je un Projet à moi qui exprime ma spécificité ? Pour quoi suis-je fait ? Celui qui est « ich » a trouvé qui il est et pour quoi il doit vivre. Il sait que la vie est difficile et ne s’étonne pas des obstacles, des épreuves ou des souffrances, car il sait qu’il accouche du Projet de sa vie. Et il est trop occupé à la réalisation de son projet pour s’occuper de ce que font les autres.

C’est pourquoi les Maîtres disent que le lashon hara est le problème fondamental de l’existence, et le tikoun du monde commence par ce problème. Mais, pour faire ce tikoun, il faut revenir à soi. Les taches concernent les 3 1ers niveaux, qui sont tous extérieurs, pour nous enseigner que, tant que l’on reste à l’extérieur de soi, on ne peut sortir de ce problème. C’est seulement en revenant à soi, et en entrant dans son intériorité, que l’on peut y arriver.




19 Avril 2012 -Paracha Tazria- YOM HA CHOA- La semence empoisonnée

Cette paracha est consacrée aux taches sur la peau, touchant celui qui est coupable de lashon hara (le métsora est celui qui cherche toujours à salir les autres).

Le début de la paracha est étonnant, car il n'a apparemment aucun lien avec le reste : "Quand une femme accouchera et mettra au monde un garçon, elle portera sur elle l'impureté pendant 7 jours, exactement comme une femme qui a son cycle. Elle portera sur elle la touma. Et le 8ème jour, on le circoncira. Elle devra attendre encore 33 jours avant de pouvoir rentrer dans le Temple. »

D’abord, que vient faire la circoncision au milieu d’un texte parlant seulement de la femme ? De plus, comment peut-on comparer la femme qui accouche et celle qui a ses règles ? Enfin, que fait ce passage comme introduction à la paracha concernant les taches sur la peau et le métsora ?

Dans les règles, ce sont des ovules morts qui sortent de la femme. Or, la naissance est exactement le contraire ! C’est l’ovule fécondé, la vie, qui sort d'elle !

Plusieurs réponses sont données : d’abord, l’enfant qui naît est aussi un être qui va mourir. De plus, les Maîtres d'Israël disent que l'âme, qui vivait dans un temps au-delà de la mort, sent qu’elle va devoir passer par la mort, et elle hurle car elle la refuse.

C’est pourquoi, dans les deux cas, la touma dure 7 jours, qui évoquent les 7 jours de deuil après l’enterrement : soit pour l'ovule mort, dans le cas des règles, soit parce que l'enfant se dirige vers la mort.

La touma, que l'on traduit par impureté, vient en réalité de satoum qui signifie fermeture, bouchon. C’est un état psychologique de blocage intérieur, où tout se ferme et se voile, en particulier quand l'être vit des expériences fortes traumatisantes, et surtout la mort. L’endeuillé n'est plus connecté à la lumière d'en-Haut.

On comprend donc que la femme qui a ses règles puisse ressentir cette touma. Mais comment le comprendre pour la naissance ? Les Maîtres disent qu’il est impossible que, dans les derniers instants, la femme ne ressente pas, dans son inconscient, à un moment, cette déconnexion et ce rejet de l’enfant, où elle pense qu'elle ne veut pas donner la vie, car c'est trop difficile. Et la Torah traduit cela par ces 7 jours de deuil qu'elle porte, d'une certaine façon, sur la naissance de cet enfant.

Il avait été dit à Hava "tu accoucheras dans la douleur", qui est répété plusieurs fois pour, disent les Maîtres, évoquer les règles, faisant déjà un lien avec l’accouchement. Le na'hash a introduit la mort dans le monde, même dans le corps féminin qui est la matrice de la vie : même la matrice de la vie ne peut produire que la mort.

Mais y a-t-il une réparation de ce cycle qui produit la mort ? La réponse est dans la phrase « au 8ème jour, on le circoncira». C'est là le tikoun, pour la mère aussi, et c'est pour cela que la circoncision figure dans cette paracha. Et même s’il s’agit seulement d’un garçon qui naîtra dans les générations suivantes. De toute façon, les femmes sont aussi liées à la mitsva de la circoncision, par le père qui les a engendrées et par leur mari. Avec Abraham et la circoncision a commencé le processus de réparation de la mort.

La orla que l'on enlève a, en hébreu, les mêmes lettres que le mot raal, poison. Arèl est celui qui est empoisonné. Dans la Torah, la orla concerne l’interdiction de manger les fruits d’un arbre, durant les 3 1ères années après sa plantation. Car, pour qu'un arbre fasse un avec la terre, il faut un enracinement de 3 ans. Avant, tout ce qui pousse est déconnecté de la source et, en le mangeant, on fait entrer en soi des énergies de déconnection et, partout où l'on ira, on sera déconnecté de tout.

Il en résulte une incapacité de se connecter à la véritable source : à sa femme, à son peuple, et donc aussi bien sûr, à la Torah, à Dieu. Le monde est en état de déconnection, en exil. L’homme cherche en dehors de sa propre femme, en dehors de la Torah, de Dieu… Il n’y a aucun lien entre ce que l’on dit croire ou aimer, nos aspirations, et ce que l'on vit réellement. La circoncision, qui est une coupure, est l’acte d’être déconnecté de la mauvais source, et reconnecté à la vraie. Israël est le peuple connecté à la vraie Source.

Notons que c’est le même mot pour Moshé : « je suis incirconcis des lèvres » qui signifie : « je ne suis pas suffisamment connecté à Toi pour avoir la force de remplir une telle mission ; je ne peux Te servir. »

Quel est le lien avec Amalek et Yom HaShoah ? Le but d’Amalek était d’empêcher Israël d’arriver en Erets Israël. C’était aussi le véritable but d’Hitler et du Mufti : empêcher Israël de se reconstruire sur sa terre car, comme l’arbre, le peuple enraciné dans sa terre portera son fruit, il produira la vie. Et, aussi, quelle Torah, quelle grandeur spirituelle, se dévoilent, sur cette Terre !

Amalek, comme la Shoah, voulaient produire la déconnection : que le monde ne se souvienne plus de sa source.

Que par le mérite de la génération de la Shoah, nous puissions être la génération qui termine la connexion avec Hachem, et qui soit la matrice du Mashiah.